Capture d

Nahuel Perez Biscayart

Biographie

Il fait du cinéma pour investir un univers qui n’est pas le sien. Pas seulement pour vivre d’autres vies que la sienne mais plutôt pour se remettre en question, dépasser tous les schémas et les modes de pensée que l’existence peut imposer. Les schémas, Nahuel Pérez Biscayart n’en a cure et les transgresse, comme les frontières qu’il traverse sans jamais se poser longtemps. L’homme est nomade, complexe, exigeant, à l’affût. À seulement 31 ans, il a déjà 15 ans de carrière derrière lui, débutée en Argentine, son pays natal, mais qui s’est très vite développée à l’internationale.

Arrivé au jeu « par accident », parce qu’il s’ennuyait dans son lycée de Buenos Aires qui proposait un atelier théâtre, il n’avait jamais envisagé de se professionnaliser. Son professionnalisme, son talent et son énergie, vont le mener à ne faire que ça. Il arrête l’école, s’inscrit aux Beaux-Arts puis à des ateliers privés de comédie – pratique courante en Argentine, « à l’américaine ». Rapidement, il enchaine les pièces et les tournages pour le grand et petit écran argentin. En 2008, à l’âge de 21 ans, il emporte une bourse Rolex qui l’emmène à New-York auprès de la troupe de Kate Valk, The Wooster Group. Là plus qu’ailleurs, il apprend à (se) jouer de son corps et de l’espace, à comprendre la valeur du collectif. « Sans bon partenaire, on ne fait pas grand chose sur un plateau, mon jeu doit en partie à l’acteur qui est en face et vice-versa » continue-t-il d’affirmer des années plus tard.

C’est aussi en 2008 que sort La Sangre Brota, de l’Argentin Pablo Fendrik, en compétition à la Semaine de la Critique à Cannes. De passage à Paris où le film est projeté Nahuel est contacté par Benoit Jacquot pour jouer dans Au fond des bois où il enfile le costume d’un vagabond rustre du milieu du 19ème siècle. Sa capacité d’adaptation, le magnétisme qu’il dégage – silhouette frêle, yeux démesurés et démesurément bleus, une (belle) gueule, atypique mais point trop, virile mais délicate : tout cela explose à l’écran.

Dès lors, il tournera un peu partout en Europe : Espagne, Suisse, Belgique, Allemagne, Royaume Uni, Italie . Parfois, après le tournage, il s’attarde quelques mois, le temps de découvrir la ville, ses mœurs, la langue – il en parle 5 et c’est autant de façon de s’ouvrir aux autres, de sortir de cette zone de confort que l’on décrie tant mais où beaucoup restent englués. Pas lui. Le reste du temps il voyage, tourne des films de docu-fiction avec son compagnon, médite, sculpte.

Aujourd’hui, après 15 ans dans le milieu, il continue à refuser d’envisager le jeu comme un métier, le cinéma, comme une carrière à construire. « La carrière, c’est un but, et moi, en tant qu’acteur je suis dans le présent ». Comprendre : dans le jeu. « Quand je joue, le temps s’arrête, toutes les pensées qui m’agitent s’apaisent. C’est aussi basique que ça ». En d’autres termes, il est présent. À ce titre, certains parlent de lui comme d’un acteur « physique ». Lui réplique qu’il n’a pas d’approche méthodique pour préparer ses rôles, seulement un rapport au monde – et que « oui, celui-ci passe par le corps ». On parlerait plus volontiers d’énergie, de ce quelque chose qui interpelle – entre le tendre et l’offensif, le frondeur et le joueur – dans sa façon de se mouvoir.

Il dit aussi vouloir « renouveler le contrat avec le jeu » et casser l’image dans laquelle il s’est installé – en bref : un acteur à films d’auteur – « sans se saboter ».  Au regard de son actualité, il est en passe d’y arriver : en 2017, il pourrait bien truster le box-office français où il tient les premiers rôles de deux films très attendus : Au-revoir là-haut, l’adaptation par Albert Dupontel du roman, prix Goncourt, de Pierre Lemaître, et Cent-vingt battements par minute où il incarne un militant d’Act-Up. Des tournages qui lui ont permis de repousser encore les limites de sa capacité d’adaptation et de travail – bien plus importante que ne le laisse croire son entrain naturel, sa spontanéité désarmante -, des rôles qui lui ont permis « d’élargir sa vision du monde ». Le sien, de monde, est en perpétuelle évolution. Quoi de mieux pour nourrir les rôles à venir ?

films / theatre

Aurevoir La-Haut (2016 – Albert Dupontel), 120 Battements Par Minute (2016 – Robin Campillo)

Actualités

A l’affiche de « 120 Battements par minute » réalisé par Robin Campillo , présenté en Compétition Officielle au 70 ème Festival de Cannes 2017 et au Cinéma le 23 Aout 2017.

a l’affiche de « Aurevoir La Haut », réalisé par Albert Dupontel , au Cinéma le 27 Octobre 2017

Presse

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